A Nancy, les céréaliers tirent la sonnette d’alarme
Les céréaliers français n’arrivent plus à vivre de leur métier. Voici l’alerte lancée lors du congrès national de l’Association Générale de Producteurs de Blé qui s’est tenu à Nancy les 26 et 27 mai. Les céréaliers dénoncent une situation économique intenable et estiment la souveraineté alimentaire de la France menacée.
Les 26 et 27 mai, le congrès national de l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB) a eu lieu à Nancy. Devant l’entrée du Centre Prouvé, un labyrinthe de paille a été érigé, symbole des multiples impasses auxquelles sont confrontés les céréaliers français depuis plusieurs années. Selon l’AGPB, associations spécialisées de la FNSEA, les céréaliers oléo-protéagineux sont dans le négatif depuis ces trois dernières années. Un bilan inédit depuis 40 ans.
Une France faible face aux décisions européennes
À l’ère du commerce mondialisé, l’AGPB estime que les céréaliers français pâtissent d’une compétitivité déloyale engendrée par la mise en place de taxes trop contraignantes à destination des agriculteurs. La mise en place de la Mesure d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF), en réponse à l’explosion du prix des engrais, agit en exemple clair d’une diminution du poids de la France sur les décisions agricoles prisent par l’Union européenne.
« Avant le 1 er janvier, Emmanuel Macron s’était engagé à faire suspendre le MACF. Mais au Salon de l’Agriculture, le président m’a déclaré qu’il ne pouvait plus suspendre la mesure, explique Eric Thirouin, président de l’AGPB. Avant, la France pesait sur toutes les décisions agricoles. Aujourd’hui, elle ne pèse plus. ». L’agriculture française a désormais besoin de mesures fortes de la part du gouvernement. Aujourd’hui, l’objectif du syndicat agricole est clair : recréer des filets de sécurité en s’émancipant du commerce mondialisé.
Un article redigé Thomas Collin
Laisser un commentaire